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Lundi 18 février 2008
15 Fevrier 2008

Claire Chazal nous a surpris: 500 m de goulotte, ça demande du temps

Partis pour faire un truc tranquillou samedi afin d'arriver tôt au refuge d'Argentière et faire une autre course dimanche tel était le plan du week-end.
Mais Claire Chazal nous a donné du fil à retordre. Non pas dans la difficulté qui reste modérée mais plutôt dans sa longueur.


Il faut dire qu'à trois, nous sommes par principe plus lents qu'à deux. Voisine de la Ravanel Frendo, nous nous attendions à une goulotte similaire quoique plus facile. Mais c'était sans compter sur le fait qu'il a fallu tirer des longueurs jusqu'au col.


La goulotte est assez jolie, pour ce qui est des conditions, c'est difficile à dire, car je ne sais pas comment elle est en temps normal. Mais globalement c'est assez sec car nous avons peut être posé une ou deux broches en tout et pout tout. Peu de glace, de la neige et des rochers jalonnent le parcours.




Ce qui est sympa à trois, c'est que l'on peut prendre des photos plus facilement, papoter aux relais.
Du coup, nous sommes arrivés tard aux sacs, presque à la nuit tombée, ce qui nous a obligé à skier encordé sur le glacier pour rejoindre le refuge d'Argentière.


Arriver de nuit en refuge présente aussi quelques avantages: La salle hors sac est pour nous. Et quelle veine, car le refuge est comble et certains alpinistes dorment par terre... !


Heureusement, une cordée bien matinale (qui partait à 22h00) nous a laissée le champ libre, ou plutôt le dortoir libre pour nous reposer. Car finalement, 500m de goulotte, ça fatigue!



par Alice publié dans : Montagnes d'hiver
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Mercredi 13 février 2008
10 fevrier 2008


Goulotte Pelissier : Une pure merveille esthétique

En ce moment, pour pouvoir espérer avoir la première benne de l'aiguille du midi, il faut se pointer "largement" en avance. Si en plus de cela, j'ai pour premier de cordée Pierre, alors là, il faut carrément arriver avant même que Chamonix ne se réveille.

Pierre, à l'attaque de la goulotte
Rendez-vous 40 minutes avant la première benne c'est à dire à 7h30, mais à 7h10, Pierre est déjà là, sur le qui-vive et ne peut s'empêcher de faire sonner mon téléphone portable.
"T'es où, moi je suis au parking?"
"euh, je termine mon thé, je pars dans 5 minutes"
Tout porte à croire que je suis en retard, mais non.... mon timing est bon!

Dans le début de la goulotte
Bref, nous aurons la première benne sans souci bien que pleine. A peine sortis de cette dernière nous filons vers l'arête de neige et en quelques minutes nous sommes au pied de la goulotte. Personne ne pointe le bout de son piolet, pourvu que ça dure! Franck qui est avec ses clients, vient même nous faire un petit coucou, c'est sympa.

Première longueur, étonnement facile. Enfin, tout en restant derrière, je m'entends bien! Deuxième longueur, pareil. Mais que c'est beau. Je m'extasie à chaque relais de l'esthétisme de cette goulotte. Le cheminement à travers de fines lignes de glace est superbe et je prends beaucoup de plaisir à suivre Pierre tout en me demandant quand vont arriver les difficultés.

En plein dans le passage clé
Le passage le plus dur est vraiment dur.... autant dire que même la corde tendue à fond, je suis morte de trouille à l'idée de tomber. Le crampons droit se coince vaguement dans une fissure, le gauche prend appui sur une dalle...lisse... ou seules les aspérités servent de prises, enfin les piolets se posent déclicatement dans une étroite fissure terreuse peu engageante.


A la sortie du crux, une neige inconsistente
Si les photos pouvaient parler, elles diraient probablement, seeeec! Put***, je ne vais pas y arriver. Et pendant ce temps, Pierre glousse, s'exerce à prendre des photos histoire d'avoir une preuve de mon état de désespoir, même avec la corde tendue à bloc. Bref, je passe tant bien que mal et je félicite Pierre qui lui avait surmonté non sans peine l'obstacle peu de temps avant.
Je laisse Pierre à son trou puisqu'il a décidé de dormir par là et redescends la Vallée Blanche.

La chambre à coucher 4* de Pierre
Voilà ci-dessus le résultat de son travail, un merveilleux petit lit douillet pour la nuit. Pour dimanche, une belle journée de ski de randonnée dans le Beaufortain, pendant laquelle j'ai bien senti les courbatures dûes à la goulotte.
par Alice publié dans : Montagnes d'hiver
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Lundi 4 février 2008
3 fevrier 2008

Petite sortie prévue avec Armelle qui se terminera en micro sortie, car le vent nous a coupée dans notre élan

Col du Bonhomme, Col des Chasseurs, Col de la Cicle: demi tour, demi tour et demi tour

Mauvais choix et mauvais plan pour ce week-end. La météo annonçait un léger foehn, le terme pour le coup, nous a semblé très  très léger. La vidéo ci dessous est assez suggestive.


Parties de bonne heure pour la tête Nord des Fours, le vent nous a vite fait changer d'objectif.. Pas encore démotivées, nous décidons de nous diriger vers le Col des Chasseurs dont l'accès semble plus abrité.

En début de matinée, les premiers signes sont là
Trèves d'espoir, c'est aussi la catastrophe dans ce coin, alors encore une fois, c'est choux blanc. Le vent souffle vraiment et les rafales me destabilisent, les accumulations de neige semblent peu stables et là aussi nous décidons de faire demi-tour au vu du risque.

Armelle, luttant contre les bourrasques
Peu de temps après nous tentons vainement de nous motiver et de monter en direction du col de la Cicle, mais, la encore, le vent aura raison de notre motivation.

Même dans la tempête, les paysages restent magnifiques par ce temps.

Bref, la prochaine fois que le foehn est annoncé, je n'irai pas me balader par là, surtout quand je vois que c'était calme dans les Aravis....


par Alice publié dans : Montagnes d'hiver
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Mardi 29 janvier 2008
26 Janvier 2008

Ce week end, j'ai la visite de Niko qui descend de Paris pour venir faire de la rando. J'ai la pression car je crois qu'il a envie d'avaler du dénivelé...
Du coup, on se casse la tête pour trouver une sortie où l'on va trouver de la bonne neige, sans trop prendre de risque. C'est parti pour les quatres têtes même si le dénivellé est un peu en deça de nos prévisions.

Quatres têtes, 3 avalanches et 2 bières pour la journée

Nous arrivons au parking. Entre brume et nuagesDépart plutôt tardif dans les nuages et la brume sur tout le trajet. Mais quel bonheur au moment d'arriver à Burzier que de dépasser la mer de nuages et de contempler le paysage qui s'offre à nous.

Depuis BurzierLa moins bonne nouvelle c'est qu'il va falloir mettre les skis sur le dos, et ça ce n'était pas prévu. En plus, franchement, porter les skis à cette période de l'année, c'est un peu la loose quand même. Pourtant il m'avait semblé lire sur le site de C2C que l'on chaussait au parking.

Mont blanc et nuages depuis BurzierEt oui, effectivement, on chausse au niveau du parking quand on a un 4X4 qui permet d'accéder à un autre parking un poil plus haut. Bon, de toutes façons, ce n'était pas très important car nous n'avons pas porté plus de 10-15 minutes! Comme tout bons touristes que nous sommes, nous avons bêtement suivi des traces à travers une clairière sans vraiment regarder sur la carte. Heureusement nous nous rendons compte très vite de cette petite bévue et reprenons le droit chemin.Voilà notre objectif du jour: les 4 têtesCe qui est bien quand on n'a pas vu quelqu'un depuis un moment c'est que l'on papote de tout de rien, des histoires du moment. Et du coup, le temps s'écoule à une incroyable vitesse. Nous sortons de la forêt pour découvrir le refuge d'Areu et les chalets presques intégralement recouverts de neige.

Niko en montant vers le colJe découvre depuis cet endroit le couloir qui descend du col de la Forclaz parcouru 2 semaines plus tôt et fais encore le constat suivant: il n'y a vraiment personne en montagne. Depuis les fêtes, sur des itinéraires dits classiques, ce ne sont que quelques skieurs que je croise. Mais où sont-ils? Que se passe-t-il?


Au niveu du colQuelques instants plus tard mes reflexions sur le niveau de fréquentation des skieurs sur des parcours classiques est interrompu. A côté du couloir, c'est une coulée qui se déclenche et ravine la pente. Là ou il y avait la neige, la terre est maintenant apparue.

Nous sommes au mois de Janvier, il n'est pas si tard (11h00) et nous assistons à une avalanche dite de printemps.... bizarre bizarre. Néanmoins, je me réjouis que nous ayons choisi un itinéraire majoritairement orienté Nord.

Le col est derrière nous, le sommet n'est plus loinNous arrivons ensuite au col et au sommet des quatres têtes d'où l'on admire les sommets avoisinants. La Pointe Percée et Pointe des Carmélites juste à nos côtés; plus loin le Mont Blanc et le Cervin.

Pointe Percée et Pointe des CarmélitesA la descente ce sont encore deux coulées que nous verrons partir, dont une qui est filmée par hasard (voir ci dessous). C'est impressionnant de voir à quelle vitesse cela peut aller! Alors, n'oubliez pas vos Arvas! Néanmoins, nous avons des super conditions: globalement de la bonne poudre jusqu'à la lisière de la forêt.

Pour nous remettre, rien ne vaut une bonne bière blanche accompagnée de sucreries et autres gâteaux avec tout plein de sucre!


 

 

par Alice publié dans : Montagnes d'hiver
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Lundi 21 janvier 2008
Decembre - Janvier 2008

Quand se succèdent les pannes internet, les oublis consécutifs d'appareil photo et  les clichés ratés pour cause de grimace... et bien je dois dire que je n'ai pas grand chose à mettre sous la dent.

Tournette, Pointe D'Areu, de Ressassat, Trou de la Mouche: Les sapins ne font pas la grimace

Néanmoins, de mes dernières sorties, j'ai pu tout de même garder quelques clichés qui me plaisent. Forcément, un sapin c'est toujours plus facile à prendre en photo qu'un compagnon de cordée qui gesticule, fait la mou, se tartine de crème etc...

Alors voilà en images, le résumé de quelques unes de mes dernières sorties.

Vers la pointe de Ressassat, vue sur le MoleJe crois que celle-ci, c'est ma préférée avec une vue sur le Môle et la mer de nuage.

En route pour la pointe d'Areu. Une bonne option quand le risque est élevéIci, c'est en montant vers la pointe d'Areu. On ne cherche pas à faire du ski mais plutôt à sortir avec un risque d'avalanche marqué. Depuis cet endroit, il n'y a pas grand chose à craindre.

Dans la fôret. Un sapinToujours le même jour mais plus tôt, je suis restée quelques instants à contempler ce halo de lumière que je trouve particulièrement esthétique.

Descente de la pointe de RessassatQue l'on ne s'y trompe pas, ces jolies traces ne sont pas de moi.. normal puisque je prends la photo. Mais en tous cas, cette descente a été... mmmm.... mythique!

Chocard du haut de la CarmélitePar hasard, le chocard qui passe devant l'objectif. Il y a probablement une croute de fromage dans le coin. Du haut de la point des Carmélites, la vue est pas mal!

Au trou de la MoucheIci, c'est aussi sympathique depuis le trou de la Mouche mais la descente ne fut pas aussi bonne. Une petite pensée pour Caroline avec qui j'étais ce jour là qui a des problèmes aux genoux suite à une mauvaise chute.

En route vers la pointe d'AreuEnfin, la montée dans la forêt pour aller à la Pointe d'Areu. Vous l'aurez compris, il y a de la neige... et il y a de quoi faire.
par Alice publié dans : Montagnes d'hiver
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Vendredi 30 novembre 2007

Novembre 2007

 

Escapade au Maroc: Tafraoute et Todra pour la grimpe, desert, palmeraies et kasbahs pour le tourisme

 

Avant que l'hiver ne s'installe complètement, voici quelques photos de ma petite escapade au Maroc pour nous réchauffer un peu.

Les palmeraies ne sont pas rares et contrastent bien souvent avec la sécheresse environnante.

Un aperçu du désert dans les dunes de Mahmid au sud de Zagora.

 

Et voici le rocher rouge de Todra, qui je dois dire a l'avantage de ne pas être encore patiné mais l'inconvénient d'être super abrasif. On ne peut pas tout avoir!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les gorges de Todra ont perdu de leur authenticité du fait de la route qui les traversent. Néanmoins, l'iinondation de décembre 2006 l'a partiellement détruite et les odeurs de gazoils sont du coup assez limitées. En effet, les bus de tourisme ne peuvent circuler au delà des 3 principaux hôtels à l'entrée des gorges; les voitures quand à elles passent sans problème. Mais attention, ce répit risque de ne pas durer bien longtemps car les travaux avancent vite!

En tous cas, la vue du haut des voies est assez surprenante. Ici, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux: de la couenne à la grande voie, du 4 c au 8... tout le monde y trouve son compte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais il serait dommage de ne pas profiter des autres aspects du Maroc qui offre une grande variété de paysages en seulement quelques dizaines de kilomètres. Des paysages lunaires au dunes de sable, de la montagne à la côte, des palmeraies aux cedraies... tout y est, surtout quand on l'agrémente d'un bon thé à la menthe. 

Il paraît que je suis charmante comme le thé à la menthe et que j'ai le sourire de Berbère. Tout y est pour que la gazelle succombe au charme de ce pays.

 Mais ne vous y trompez pas, le crédit Berbère est de mise à chaque coin de rue: "tu payes la moitié maintenant et la moitié en sortant du magasin".

J'allais oublier, mais ici c'est le pays des tajines et des couscous... Alors si vous recherchez un peu plus de variété, il faudra y mettre le prix, mais c'est tellement bon que ce n'est pas la peine!

Et puis si vous avez l'opportunité d'aller dans un hamman local, allez y surtout, l'ambiance est unique. Bien sur, il y a les horaires des gazelles et les horaies des gazous!

Maintenant, ya plu ka.... décider de la prochaine destination. L'année prochaine on va où?
par Alice publié dans : Montagnes d'été
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Samedi 3 novembre 2007
Par chance la météo de ces dernières semaines étant stable, le projet de rajouter 1-2 4000m de plus devient réalisable. Il faut dire que cet objectif s'était soldé par un échec il y a à peine deux semaine pour cause de.... euh... je n'ose pas le dire... d'oubli de matériel dans la cordée...

27-28 octobre 2007

 Combin de Valsorey 4184m et Grand Combin de Grafeneire 4314m

Je connais un peu le coin puisque, 15 jours auparavant nous étions montés à la Cabane de Valsorey pour revenir, bredouille, le lendemain matin, quand nous avons découvert que les crampons manquaient à l'appel.

Curieuse image, un ovni?

Nous sommes toujours seuls dans la cabane que nous atteignons en moins de 3h00 et le livre de cabane nous informe que seules quelques cordées sont passées depuis notre dernière visite.

En montant vers le Grand Combin, derrière le Combin de Valsorey

L'arête que nous allons escalader est toujours sèche mais nous ne connaissons les conditions sur l'autre versant ce qui nous oblige à prendre plus de précautions et donc plus de matériel.

On se couvre!

Pour une fois pas besoin de boules quies mais 6 couvertures ne sont pas de trop pour nous tenir au chaud. Le reveil est prévu pour 5h00, le départ 6h00,  il est inutile de se lever trop tôt car le jour ne se lève pas avant 7h30 et nous ne comptons pas tout faire de nuit. Suivant les kairns, puis nous égarant quelque peu, nous rejoignons le couloir qui rejoint le Col du Meitin en limitant le retard. Nous franchissons au pas de course les 3 ressauts qui ne présentent pas de difficulté si ce n'est la recherche de l'itinéraire qui est jalonné de quelques spits judicieusement placés.

Sous les séracs heureusement peu menaçants


Il est à peine plus de 10h00 quand nous rejoignons le Combin de Valsorey. Jusque là plutôt bien protégés par le vent, nous voilà maintenant bien exposés à ce dernier. L'eau dans ma gourde est en train de geler et je mets toutes les couches que je peux pour ne pas avoir trop froid. Lentement mais sûrement, nous arrivons au Grand Combin peu avant les coups de 11h00, nous ne restons que quelques secondes car il fait bien trop froid pour s'attarder. Cela me rappelle les conditions que j'avais trouvées en faisant ce même sommet à ski un peu plus d'un an auparavant.



Nous retrouvons le passage des séracs curieusement entièrement bouché puis la descente sur quelques centaines de mètres d'une grande pente. Fort heureusement les conditions sont bonnes et nous n'aurons besoin que d'un petit rappel équipé sur abalakov de 15 m pour échapper à la glace.



Le Mont Vélan
Les cuisses chauffent, chauffent..... les séracs sont au dessus de nous et il ne faut pas traîner. Ca y est nous sommes en bas mais il faut encore remonter un bout pour rejoindre le col du Meitin. C'est dur!!! A 15h00 nous sommes de retour à la cabane où nous ferons une pause soupe, pâtes avant de continuer la descente pour enfin rejoindre la voiture (2h00). Ouf, encore un peu de route, une bonne pizza et dodo! Je crois quand dans la série des Combins il ne me manque plus que le Petit Combin... peut être pour l'hiver prochain.

Lever de soleil sur les Alpes

par Alice publié dans : Montagnes d'été
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Lundi 22 octobre 2007
20-21 octobre 2007

Si je devais résumer mes
précédents week-ends en une phrase, voilà ce que cela donnerait:
mariage - mariage - but - mariage - but.
Voilà donc la raison pour laquelle je suis restée muette tout ce temps.
Bref, pour renouer avec 5 week-ends d'inactivité alpine il va falloir ressortir les bras, et pour cela, c'est à Presles dans le Vercors que nous avons décidé de sortir nos baudriers.

Presles: Le serviteur du prophète

Cette falaise offre un terrain de jeu assez complet pour nous petits grimpeurs et notre arrivée quelque peu tardive sur le site nous fera opter pour une voie pas trop dure et pas trop longue.

La falaise de Presles
Nos avis divergent quelque peu sur cette voie assez "herbeuse" mais nous sommes tous bien contents de rentrer bien au chaud dans le chouette gite écolo de Bernard et Dominique Gravier, "Entre ciel et pierres". L'accueil est super et la demi pension vaut également le tour même si nous n'avons pu qu'admirer les assiettes de nos voisins!

Franck, avant les rappels pour rejoindre la voie
Presles: Luxe, Calme et Volupté

Et oui, quel luxe pour moi que de pouvoir profiter de deux coachs dans toute la voie: Franck devant pour défricher la voie et Benoît derrière ou devant selon l'humeur et-ou la lumière pour faire quelques clichés.

Miam, c'est bon les spaghettis
Mais le coaching ne s'arrête pas là... heureusement que j'ai pu profiter des épaules de Benoit pour me hisser tant bien que mal dans le crux (prononcer CRUKSE; dans le jargon du grimpeur le crux signifie le passage clé de la voie ou de la longueur, donc le passage dur). Dans mon cas, le passage dur est un toit à franchir en 7a, bref, bien au dela de mes compétences... même en tirant comme une folle à la dégaine.

Benoît dans une belle longueurEt moi, dans la bataille
Le calme, oui, nous l'aurons.. seuls dans la voie pour la journée et profitant des rayons du soleil. Quand à la volupté... ah, bien bonne question. Pour moi c'était dur dur, et la dernière longueur m'a gratifiée de crampes dans les bras et dans les doigts. Mes deux coachs eux ont adoré... c'est vrai que la voie est de toute beauté. Alors, quand est-ce qu'on y retourne?

Benoît coach n°2 et moi, synchros!


par Alice publié dans : Montagnes d'été
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Mardi 25 septembre 2007
23 septembre 2007

Albert 1er et le Chardonnet affichent complet
Vendredi est bien souvent la journée décisive: mais où va-t-on? Que dit la météo? T'as envie de faire quoi? Avec Pierre, ça se complique: pas de traversée, pas de couenne, pas de calcaire. Alors, piochons ou chaussons?

Mes deux compagnons de la journée

Ma préférence est pour la goulotte et les piochons, Pierre préfère le granit et les chaussons. Les pluies récentes nous incitent finalement à opter pour les piochons; nous irons donc faire une goulotte au Chardonnet: Aureille Feutren.

Les femmes devant et les hommes... derrière!
Seulement voilà, persuadés que le refuge Albert 1er sera fermé, nous prévoyons rechaud et nourriture, une arrivée en début d'après midi mais pas de sac de couchage. Car voilà ce dont nous aurions eu besoin. Le refuge était encore gardé... et affichait archi complet. Bref, un super but sans même quitter la voiture, pas mal non?

Malgré le but d'hier, je me motive....

Du coup, je fais chauffer la carte bleue au Vieux Campeur histoire de me détendre. Pause déjeuner à Cham et shopping encore l'après midi en companie d'Aline et Olivier qui eux aussi ont dû changer de plan.

On ne présente plus le rocher de Barberine

Sauvons tout de même le week-end en allant grimper dimanche à Barberine. Un petit mix entre "Barbourine" et "Vipère au pied" histoire de rester dans des difficultés homogènes et de passer un peu devant.

par Alice publié dans : Montagnes d'été
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Dimanche 9 septembre 2007
09 Septembre 2007

Pilier des Contes: Le granit en folie

Quand il fait beau, que nous n'avons que la journée pour grimper, que nous souhaitons profiter du granit et paufiner notre bronzage, il n'y a pas 36 solutions. Il faut aller sous l'Envers des Aiguilles, biens au soleil.


Début du labyrinthe

Pour la n-ième fois de la saison, me voilà prête à prendre le premier train du Montenvers qui à cette époque est à 08h30. En compagnie de Stéphanie et d'Olivier (deux autres bloggeurs assidus) nous voici partis sur la mer de glace en direction de ce pilier. Je mets mal mes crampons en les serrant un peu trop et cela me tire dans les chevilles, mais qu'importe, cela ne va pas durer bien longtemps. Pouafff! Tu parles, au moins deux heures d'approche dans un dédale de crevasses qui grandissent au fur et à mesure que nous nous approchons.

Première longueur de notre faux départTêtue comme une mule, je ne prends pas le temps de m'arrêter 30 secondes pour réajuster mes crampons et récolte 2 magnifiques ampoules qui ne cesseront de me rappeler ma stupidité tout au long de la journée (et ça dure encore!). De zigzags en zigzags, nous parvenons finalement à la moraine qui nous gratifie d'un "bain de poussière" au vu de la fumée qui se dégage sous nos pas. 
Enfin, nous sommes au pied de la dite voie. Pause pain fromage et nous nous élançons dans une voie qui ne ressemble pas tant que cela au topo. Sans vouloir faire ma fière mais en le faisant quand même je n'étais pas tout à fait d'accord sur le départ..... hummm. A bon entendeur!

Belle fissure dans un beau dièdreL3, petit mouvement athétique.... ou il faut faire travailler les abdos.































Du coup, petit changement plan vu l'horaire: il est 13h00 et le dernier train est à 17h30, il nous semble plus simple d'éviter de tirer des rappels et de redescendre par le sentier du refuge. On passe la seconde et la troisième, les sacs à dos sur le dos et c'est parti pour "le granit en folie". Olivier assure et nous assure... tandis que nous papotons aux relais! 2h30 plus tard et quelques "secs", "avale" plus tard nous sommes en haut de la voie.

 

Là, il ne s'agit plus de rigoler, on a un train à prendre. En moins de temps qu'il n'en faut nous voilà partis à Mach 2 sur les sentiers et j'essaye tant bien que mal de suivre les 2 gazelles qui galopent. Nous aurons le train avec même un bon quart d'heure d'avance!

Stéphanie à la sortie du dièdre

Un petit coucou ou un petit au revoir, au choix! Car la semaine prochaine je ne vais pas en montagne... et si, c'est possible. J'ai quand même une bonne raison, c'est ma soeur qui se marie! Pourvu qu'il pleuve par ici.......

Ou comment bien cadrer une photo

par Alice publié dans : Montagnes d'été
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