Faire de la montagne sa passion? Un rêve que je vous propose de découvir
09-10 Août 2008
La traversée des Drus, du petit au grand, un rêve qui devient réalité
Voilà longtemps que je caressais l'idée d'aller tout là haut, mais cette entreprise n'était pas gagnée d'avance car pour aller là bas, il faut qu'un certain nombre de conditions soient réunies.
Tout d'abord, un temps très stable, les Drus étant réputés pour attirer les nuages avant les autres sommets ainsi qu'un petit phénomène
naturel de décharge électrostatique disruptive qui se produit lorsque de l'électricité statique s'accumule
entre des nuages d'orage ou entre un tel nuage et la terre qui s'appelle la foudre. Ensuite, un rocher sec (j'ai pas prévu de faire une
course dans des conditions hivernales) et en bonus, un glacier pas trop ouvert. Enfin, THE compagnon de cordée.
THE compagnon de cordée, c'est celui qui aime les traversées, le granit, l'ambiance haute montagne, les bavantes, les manips de corde,
potentiellement se fourvoyer dans l'itinéraire, poser des friends et des coinceurs, passer dans des couloirs exposés aux chutes de pierre, sur un glacier bien crevassé, éventuellement coincer les
rappels ET accessoirement, me supporter; tache ô combien difficile. C'est donc mon ami Olivier Chatel qui acceptera cette mission du week-end.
Cette fois-ci je n'oublierai pas mon sac à dos, mais étant tête en l'air et hésitant entre mes deux appareils photos (le lourd ou le léger, le
léger ou le lourd), j'arrive finalement à boucler mon sac sans appareil photo. Olivier lui, ne se pose pas la question: il a cassé le lourd, ce sera donc le léger qui partira avec nous.
De l'été c'est la première fois que je prends le train du Montenvers et je ne suis pas mécontente de rester dans les environs ce week-end.
Nous montons au refuge de la Charpoua tranquillement en admirant le paysage et en papotant tout le long. Là haut, nous serons accueuillis avec le sourire, un kir, un excellent dîner en compagnie
de quelques personnalités du coin: Magnin, Colonel, Perillat, Fredriksen et
surtout un coucher de soleil à vous couper le souffle.
A 3h30 nous sommes prêts à partir, nous progressons rapidement et sommes même en avance sur les horaires du topo. Mais c'était sans compter
sur le côté espiègle de cette montagne. Quelques mètres trop à gauche et hop, nous voici hors de la voie. Du coup, il nous faut louvoyer et faire une longueur d'artif épuisante pour revenir sur
le bon itinéraire.
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