Mardi 22 juillet 2008
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21:30
De changement de plan en changement de compagnon de cordée pour cause de blessure c'est finalement pour l'aiguille des glaciers que nous
décidons d'aller, enfin disons plutôt que Yannick réussit à me motiver.
Mais avant de partir dans mon récit j'en profite pour mettre 2 photos que je trouve sympa prises ces derniers jours quand le temps n'était pas au top.
21-22 juillet 2008
Arête Küffner (l'autre) à l'aiguille des Glaciers
Entre l'Italie et la France se cache cette belle arête, sauvage, très peu fréquentée et qui vaut le détour... surtout pour son bivouac!
Quel plaisir de se prendre le vent, la pluie et la grêle pour monter chargés comme des baudets au bivouac de l'Estellette. L'avantage du vent, c'est que ça fait sécher les habits assez rapidement.
Donc, en suivant les marquages jaunes dans le couloir nous arrivons au col et au bivouac en 4h00 depuis le parking.
Un demi tonneau de métal se dresse là,à flanc de paroi, surgi de nulle part. Je crois qu'à ce jour, c'est le plus petit bivouac que je découvre.
C'est génial de se retrouver ici. Malheureusement, pour la vue, c'est pas encore ça. Nous profitons plutôt de des nuages et de la grêle.
A ce sujet, le bivouac n'est pas tout à fait étanche, mais c'est ça qui fait tout son charme.. Il n'y a pas de matelas, seules quelques
couvertures en guise de confort mais cela suffit largement. Il y a également de quoi faire des kilos de pâtes non périmées et de nombreuses bougies. Un livre d'or, monté par un petit garçon de 8
ans dans lequel on découvre qu'a eu lieu un enterrement de vie de garçon ou encore les espoirs d'une cordée réduits à néant pour cause de pluie.
Réveil peu avant le lever du jour pour prendre le petit déjeuner face au Mont Blanc. Je n'ai pas vraiment dormi à cause de la grêle qui
tambourinait sur la tôle. Finalement nous partons au lever du jour et découvrons cette belle arête. Nous y allons tranquille tout en admirant le paysage et faisons quelques pauses photos. Seulement
voilà, l'arête est beaucoup beaucoup plus longue qu'il n'y paraît et le rocher beaucoup plus m"&*%=!!que qu'il n'y parait. Nous avons régulièrement fait partir des blocs.
Nous ne nous pressons pas franchement pensant toujours être proches du sommet. Bon en même temps, on ne peut pas trop courir sur un terrain
comme ça. Entre les rochers branlants et les courtes sections d'arêtes neigeuses vertigineuses, il y a de quoi faire attention.
Fort heureusement les 2 longueurs peu avant la fin sont en meilleur rocher (on trouve une sangle au départ de la première longueur ainsi qu'un piton un peu plus haute dans cette même longueur).
La course d'ailleurs demande beaucoup d'attention car il nous faut tester toutes les prises. Les heures défilent et les nuages montent. Nous n'atteignons le sommet qu'à 15h00.
Et là, c'est pas fini! Il faut à nouveau franchir, contourner encore quelques gendarmes et des sections neigeuses pendant moins d'une heure.
Enfin un spit salvateur mais les nuages sont maintenant légions. Evidemment, nous coinçons la corde et quand enfin à 17h00 nous posons pieds sur le glacier, nous sommes enveloppés dans un épais
brouillard. Là je stresse! J'ai pas du tout envie de dormir là.
Des traces à peine visibles puis un balisage nous permettent de rejoindre rapidement la moraine et le parking... peu avant 20h00. Ouf, c'est la
fin. Une bonne bavante comme je les aime une fois rentrée à la maison.
Par Alice
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Publié dans : Montagnes d'été
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