Que choisir pour admirer la terre vue du ciel? L'ouvrage de Yann Arthus Bertrand? Allons un peu plus loin, entre Pilatus et Vol à voile, entre mécanique et manuel, entre moteur et courants d'air, j'opte pour les deux options. Décollage immédiat pour deux baptêmes de 1er ordre.
C'était annoncé, je ne peux plus reculer. Me voilà embarquée pour un baptême de chute libre en tandem avec un mentor de la spécialité.
Cette discipline a, notons le, un jargon bien spécifique et couvre de multiples activités telles que le vol relatif, dit VR, le freefly, le swooping, le base jump, le freestyle, le wingflight, le vol contact.... Dur dur de s'y retrouver dans tout ça, j'aime autant vous laisser découvrir le tout ici:
http://www.chutelibre.com/disciplines_parachutisme.htm

Tout d'abord, rencontre.... ouahh... il est baraqué mon instructeur (tant mieux).
Ensuite, viennent les explications: il y en a pas mal et j'ai du mal à tout retenir: les sangles à serrer, je monte sur ses genoux, les lunettes - oui, oui, même s'il y a de la buée, je ne cherche pas à l'enlever- la main sur la réglette et l'autre sur le banc, les cuisses en arrière, un regard pour le cameraman, la tête vers le haut, les oreilles qu'il faut déboucher, les genoux en l'air...
Je ne vais JAMAIS m
e souvenir de tout ça!
Bon, il faut se reprendre. Encore quelques minutes, on débriefe et me voilà embarquée dans le pilatus aménagé pour l'occasion.
3000m : je mets les lunettes. Nous sommes tous assis les uns face aux autres ce qui nous permet d'observer nos réactions, nos visages se raidir. Ma « videowomen » est charmante : un sourire radieux, ce qui me rassure.
3800m : la porte s'ouvre et l'air s'engouffre. En moins de temps qu'il n'en faut le premier tandem plonge dans le vide et disparaît. Ca y est, voilà mon tour, je n'ai même pas le temps de penser que je suis projetée dans le vide. Et là, à environ
Elle disparaît aussi vite que l'éclair et réapparaît, le vent s'engouffre entre mes doigts. Presque 50 secondes, je la vois tomber comme une pierre alors que nous ouvrons la voile.
Le rythme effrené se rompt, une harmonie se crée. Je souffle et admire béate le paysage. Je ne me rends pas bien compte de ce qui vient de se passer. Encore quelques minutes sous voile et j'atterris, fière et heureuse. Je pensais préferer la partie sous voile, et bien non, j'ai adoré la chute.
Il faut croire qu'il m'en faut plus. Non contente de ce premier contact avec l'air, me voilà déjà repartie pour d'autres sensations.
Après ce dur labeur, je me dis, pff, le vol à voile, ça va être de
La pureté des lignes de cet appareil doté d'ailes longues et effilées déchirant le ciel dans un profond murmure contraste avec ses compatriotes qui pétaradent à tue tête.
Mais c'est surtout ce défi que cet aéroplane fait à la nature qui me stupéfait et pouvoir jouer à cache-cache avec d'autres volatiles devient alors possible.
Flirter avec les crêtes, évoluer en totale liberté, chasser les courants d'airs, tourner, planer, voltiger..voilà ce que le vol à voile permet.
Si vous n'êtes pas encore convaincus,et que vous préferez les images aux paroles alors visionnez plutôt ce qu'il y sur cette page: http://www.ffvv.org
Faire de la montagne sa passion? Un rêve que je vous propose de découvir
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