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Montagnes d'hiver

Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 17:29
Voilà c'est décidé, j'arrête le blog, toutes les bonnes choses ont une fin. Après 2 ans et demi de blog, je tire ma révérence. En fait, je n'ai plus tellement l'envie ni la motivation, ce blog était entièrement dédié à ma passion de la montagne et bien que je sois toujours aussi passionnée et amoureuse de la montagne, j'ai aussi d'autres projets qui vont me demander toute mon énergie pour les années à venir.

Merci à tous mes compagnons de cordée avec qui j'ai pu faire des sorties exceptionnelles. Merci à Pierre, Jean-Marie, Nico, Olivier, Armelle, Aline, Laurent, Laure, Dani, Yannick... pour nos rires, nos discussions existentielles et nos (rares) engueulades.
Merci à tous ceux et celles qui ont mis des commentaires sympa sur le blog, ceux que je connais et les autres! C'était un vrai encouragement.


Je fais rapide, histoire de ne saouler personne et j'en profite pour vous souhaiter à tous une merveilleuse Année 2009, pleine de joie, de réussite, de santé, de projets et surtout pleine de sorties en montagne. Profitez-en!

Bon allez, pour une fois, je vais dévoiler un peu de ma vie personnelle. Pour Franck et moi, 2009 sera l'année BMM (Bébé, Mariage, Maison). Alors, que demander de plus?
Par Alice - Publié dans : Montagnes d'hiver
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 19:51

Pour ces 4 jours, la météo prévoit du beau temps, du beau temps et encore du beau temps. De quoi se décider pour aller faire un petit tour en dehors de haute savoie.

01-04 mai 2008

Petite Ciamarella ventée et descente poudreuse

Nous avons rendez vous avec Guillaume à 7h30 à Bonneval sur Arc. Je cale mon GPS sur "trajet le plus rapide" et je me rends vite compte que ce dernier ne fonctionne pas correctement: mais quelle honte! Me faire passer par le col de l'Iseran en plein hiver? Vraiment quelle aberration. Comment se fait-il que les GPS soit disant toute dernière génération ne sache pas faire la distinction entre les trajets "été" et "hiver"?
Finalement, j'accumulerai 30 minutes de retard: entre les gorges de l'Arly fermées, mon GPS qui fait des siennes et mes arrêts voiture pour regarder la carte, je ne m'en sors pas si mal!



L'intérêt de faire cette course en fin de saison est que l'on évite un long plat de quelques kilomètres puisqu'en voiture on peut aller jusqu'au parking de l'Ecot et gagner par là même quelques centaines de mètres de dénivelée.
Guillaume découvre ses nouvelles peaux taillées de la veille et ses nouvelles chaussures: il y a encore l'étiquette dessus. Nous n'avons pas fait 5 minutes que le voilà déjà en train de râler contre ses peaux qui vraisemblablement ne sont pas assez tendues: du coup, l'étrier avant ne tient pas en place et la peau... se détache.

On glisse pas mal pour monter au refuge des Evettes, je dépense assez d'énergie et vide déjà la moitié de ma gourde d'eau.. zut. Il faut que je fasse un ravitaillement illico. Pause abricots et on repart à peine plus légers. La trace semble être faite en tout cas, jusqu'aux premiers séracs car ensuite, le vent a recouvert les traces qui ont été faites il n'y a pas plus de quelques heures. Guillaume est en grande forme et j'ai de la peine à le suivre.


Nous arrivons au col et le vent souffle fort encore et encore, nous profitons d'une brève pause déjeuner pour passer de l'autre côté du col et ne pas subir le souffle du vent! Aujourd'hui, nous n'irons pas au sommet: il y a pas mal de glace sur les rochers et avec le vent, tout cela ne nous donne pas envie.


Nous profitons d'une poudre fantastique à la descente ce qui me permet même de faire de la godille, c'est pour dire! Petite variante dans un couloir entre les séracs, un peu raide pour moi mais ça passe bien. Une fois sur le replat, il faut un pousser sur les bâtons mais on ne s'épuise  pas trop. Houblon bien mérité de retour au refuge ou nous retrouvons Yannick, Renaud et Thomas.


Albaron: montée par les Evettes et descente par le glacier supérieur du Vallonet

Alors que l'équipe des jeunes (Renaud, Thomas et Yannick) va faire la petite Ciamarella par un couloir en face N si mes souvenirs sont bons (cf série de photos ci dessous que je ne peux m'empêcher d'admirer), nous partons de notre côté pour l'Albaron. Histoire de ne pas se retaper à nouveu le plat du glacier des Evettes, nous nous organisons pour faire ce sommet en boucle.






Le temps est à nouveau radieux et l'approche jusqu'à la selle de l'Albaron demande de l'énergie: il faut quasiment tout retracer.  Heureusement qu'il n'y a pas trop de vent. Guillaume en profite pour faire de nombreuses photos et nous regardons de temps en temps l'évolution d'autres cordées dans les itinéraires voisins.
Je passe le relais à Guillaume qui va se charger de tracer l'itinéraire pour accéder au sommet. De toutes façons, je suis nettement moins à l'aise dans ce terrain, surtout lorsqu'il n'y a aucune trace récente. Et hop, on met les skis sur le dos et on chausse les crampons.


Je ne sais pas pourquoi, mais nous avons vraiment l'impression que les personnes qui nous suivent, nous laissent suffisamment d'avance pour ne pas avoir à passer devant et faire l'itinéraire. C'est agaçant par moment, surtout quand on a même pas un merci au sommet. Le civisme pourrait-il exister en montagne? Nous serons les premiers à profiter du sommet ce jour mais ce sera rapide car le vent souffle fort.


Rapidement, on repère les spits et le relais pour faire le rappel de 15m (les spits sont à 2-3 mètres du bord) et le rappel dans le 2ème couloir en partant de la pointe si mes souvenirs sont bons. Guillaume me mouline mais je m'emmêle un peu les pinceaux entre les cordes fixes que j'attrape d'une main et  mes bâtons sans dragonnes que je dois tenir de l'autre main. C'en est presque comique.


Enfin la descente, une des plus belle que j'ai pu faire car nous n'avons vu personne! Seuls pour descendre 600m de poudreuse dans un environnement superbe. On fait des photos et des petites vidéos. C'est vraiment très classe.  Pour plus de précisions sur l'itinéraire, il suffit d'aller sur C2C.


Nous nous retrouvons tous à Bonneval avant de reprendre la route pour Aussois et monter au refuge de la dent de Parachée. Heureusement que l'on peut monter en voiture jusqu'au barrage.



Pointe de Labby, Col d'Aussois, Pointe de l'Observatoire en boucle

Aujourd'hui, nous l'avons dit, c'est repos. Donc, on faire une sortie tranquille, pepère: pas trop de dénivelée et pas trop de pente. Surtout qu'il va faire chaud, très chaud. Alors si on peut glandouiller tranquille au refuge de la dent de Parachée si accueillant, il ne faut pas hésiter.


Il se trouve que notre journée va différer quelque peu de notre programme initial. Le rythme de départ donné par nos deux fusées Yannick et Renaud ne me laisse ni le temps de boire, ni le temps de sortir l'appareil photo et encore moins le temps de mettre les couteaux.
En deux temps trois mouvements nous sommes au col de Labby. Mais la montée est en neige dure et il y a une traversée que je trouve raide et un peu expo. Sans les couteaux, je peine par moment et me maudit: "pourquoi ne les ai-je pas mis avant car maintenant c'est trop tard". Grrrr. Un bon exercice me direz-vous. Je demande à Guillaume de se mettre sous moi, c'est complètement psychologique mais moi ça me rassure.


Donc, arrivés au col nous nous séparons: le clan des pépères: Thomas, Guillaume et moi, et le clan des fous furieux: Yannick et Renaud. Du coup, nous passons en mode détente. On accède à la pointe Labby sans difficulté et nous décidons de redescendre de l'autre côté afin de rejoindre le replat qui nous permet de remonter au col d'Aussois. La descente est assez raide et surtout la neige est béton. Franchement, je n'ai pas vraiment envie de tomber. C'est bien dommage car quelques heures plus tard, cette descente aurait été superbe.

Nous voici repartis pour remonter au col d'Aussois en pleine chaleur cette fois-ci. Et comme cela ne suffit pas, je propose d'aller faire ce tout petit sommet qui nous tend les bras. Il est si près que ce serait dommage de ne pas en profiter. Nous laissons les sacs au col et atteignons quelques minutes plus tard la Pointe de l'Observatoire qui porte bien son nom.



Nous croyants plus malin que les autres et surtout que la carte, nous n'imaginons pas à cet instant qu'il va falloir remonter pour atteindre le refuge. Et bien, nous avons essayer de couper, et le résultat est que: "cela ne marche pas". Tout au mieux on gagne 50 m. Donc franchement, autant se faire plaisir et descendre jusqu'au refuge du Fond d'Aussois et remonter ensuite les 200-300 derniers mètres si pénibles en cas de pénurie d'eau et de grosse chaleur. Au total encore une journée à 1800m de denivelée, ça commence à faire!

Dent de Parachée, par la Brèche de la Loza

Après avoir passé deux merveilleuses soirées au refuge de la Dent de Parachée, il est temps pour nous de clôturer ces quatre jours par le must coin: la Dent de Parachée.


En fait cette sortie relève à mon sens plus de l'alpinisme que du ski de randonnée mais cela a l'avantage d'aborder la Haute Maurienne sous un angle différent. De bon matin, nous voici partis pour cette fameuse dent! Les pentes qui permettent d'accéder au couloir sont recouvertes de boulettes dures formées par une ancienne avalanche ce qui ne facilite pas notre progression.


Déjà Yannick et Renaud sont devant, suivis de peu par Guillaume. Ensuite, Thomas et moi. On remonte le couloir sur 300m environ (merci Guillaume pour cette trace parfaite et régulière) dans une bonne neige dure. Arrivée à la brèche il nous faut effectuer une traversée ascendante et exposée vers un replat qui nous permet de rechausser.


Je mets les couteaux voyant Guillaume devant ayant de la peine. Nous faisons une pause au col et y laissons les skis avant d'aller au sommet. La vue depuis le sommet est splendide surtout avec un temps pareil. Il est déjà tard et nous devons redescendre, le couloir n'est pas encore transformé et du coup, je descends en dérapage. Je commence à bien le maîtriser celui là!


































Et voilà, quelques heures après nous sommes de retour à la voiture fatigués de ces 4 journées intenses mais super heureux. Un programme parfaitement bien organisé par Yannick! Un grand merci pour m'avoir fait découvrir ce coin.

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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 15:22
Après un mois sans ski de rando ou presque pour cause de grosse fatigue inexpliquée, voici 4 jours de beau temps qui se profilent. Bien evidemment dans ces conditions, les refuges sont toujours pleins à craquer et c'est tant bien que mal que j'arrive à me greffer au petit groupe de Franck.

Avril 2008

Le parcours du combattant: transport, essayage de chaussures, location de matériel, transport et montée au refuge
La vie est quand même nettement plus simple lorsque l'on dispose de son propre matériel de rando. En fait, ce n'est pas une mince affaire de s'organiser pour faire 4 jours de rando quand on a rien. Arvas, crampons, piolet, skis, peaux, chaussures, couteaux... casse croute, il faut tout prévoir. Cela prend je dois dire un certain temps.
Mais cela n'est pas génant, puisque le temps, nous avons décidé de le prendre. En commencant par moi qui ai pris 2 jours de congés pour profiter de cette belle météo et reprendre un peu l'activité physique. Nous voici au parking de Rhemes Notre Dame ou je mettais rendue quelques semaines auparavant avec Armelle pour faire Gran Vaudala, dans le vent et les nauges...bon, passons.


Déjà, nous sommes dans l'ambiance: il fait chaud et régulièrement nous entendons le bruit d'avalanches ça et là. En plus à les voir, certaines ne font pas envie. Même si notre itinéraire n'est pas exposé à ces avalanches, il faut rester prudent!

Tant bien que mal avec les sacs chargés -surtout Xavier et Julien qui ont transporté des bouteilles de vin- et sous un soleil de plomb nous atteignons le refuge Benevolo. On papote, on profite des rayons de soleil, on s'installe dans le dortoir que nous avons juste pour nous et on se prépare pour le lendemain.

Punta Galise, descente par un canyon, et Punta Paletta pour se finir

Avant de commencer à monter, il y a un long chemin à parcourir le long d'une espèce de canyon. Franck a déjà une idée en tête et fait des repérages mais nous ne la découvrirons qu'à la descente. Les conditions d'enneigement sont vraiment bonnes en ce moment mais avec la chaleur qu'il fait, cela ne risque pas de durer. Alors que nous évoluons sur glacier, je ne vois pas une seule crevasse, et pourtant quand on regarde quelques photos au refuge, elles y sont bel et bien.


Il n'y a pas trop de monde et je dois dire que c'est assez agréable. Vu la multitude de sommets qu'il y a à faire depuis le refuge, les cordées se dispersent naturellement.  Rythme régulier et tranquille, prise de photos pause cacahuètes et crème solaire jalonnent notre parcours.


Un peu avant le sommet, d'autres itinéraires se rejoignent et l'affluence augmente légèrement. La haut, il ne fait pas chaud et le vent souffle, on ne vas pas tarder. Il y a encore de la place pour que nous puissions faire nos traces dans l'autre versant encore poudreux.


Franck choisit les meilleures expositions et nous en profitons au maximum. Une petite variante pour descendre à travers ce fameux canyon: mythique! L'ambiance est là, nous sommes seuls et le rocher nous encadre. Pff, mais quelle chaleur. Vivement la binouze au refuge.. Avant de repartir avec Franck pour faire un petit tour supplémentaire vers les Pointes de la Palettaz.



Punta Bazel, Col Tsanteleina et Punta Goletta en boucle

Une bonne journée nous attend et c'est très tranquille que nous partons. Les discussions vont bon train et l'heure avance. Nous sommes encore bien loin de de la Punta Bazel. Nous faisons vraiment trop de pauses: est-ce la fatigue? la chaleur? le manque de motivation?


Finalement Franck se décide à mettre le turbo de son côté, Xavier part aussi, Julien et moi synchros: on arrête les discussions et on se concentre un peu plus sur l'effort. Il y a une traversée avant de rejoindre le sommet qui est incroyablement longue. Je crois que je n'y arriverai jamais. Enfin nous y sommes. On a bien mérité ce sommet. Il n'y a pas tant de dénivelé mais c'est long.


Mais on ne va pas s'arrêter là. Franck nous a mijoté un petit parcours varié et esthétique. Il nous faudra rejoindre le col de la Tsanteleina dans une neige déjà bien humide et lourde sous une chaleur de plomb. Ouf, nous sommes enfin au col. Une pause déjeuner bien méritée nous attend.




Nous remontons l'arête jusqu'à la Punta Goletta delaquelle nous pouvons chausser pour redescendre. Nous surprendrons quelques bouquetins avec grande satisfaction et Xavier se souviendra d'une chute mémorable (ses skis aussi d'ailleurs). Retour au refuge non sans peine car les dernières pentes ressemblent à de la soupe et on s'y enfonce jusqu'à toucher l'herbe.


Diner arrosé au refuge et nuit peu reposante surtout pour Xavier qui se lèvera avec un bon mal de ventre. Du coup, nous rentrerons le lendemain matin à la voiture avec Xavier tandis que Franck et Julien irons faire un tour du côté du Gran Vaudala.


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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 11:55
Je sais, je sais, je suis super super en retard... j'ai tout plein d'excuses: perte de carte mémoire (enfin retrouvée), problème d'Internet, déménagement et tutti quanti. Mais là, j'ai décidé de me reprendre en mains, ou plutôt de remettre à jour le blog. Alors marche arrière et nous voici en Février.

23 Février 2008

Ski de piste et ski hors piste sous le soleil exactement

C'est la fiesta car les parigots descendent en Haute-Savoie pour prendre leur bol d'air annuel. On a vraiment de la chance car la météo est parfaite: soleil radieux et chaud, pas de vent.
Je suis bien contente pour eux, car sinon, je n'avais pas vraiment de plan B.


Bon, la stratégie pour ce week-end est de faire du ski de piste tout tranquille samedi et de les emmener faire la vallée blanche dimanche. Le problème, c'est mon beau frère qu'il va falloir convaincre.


Mon beau frère sous estime largement ses capacités et pense qu'il ne sera pas du tout du tout à l'aise sur l'arête de l'Aiguille et dans les bosses avant le Requin.


Les conditions étant idéales et Emmanuel ayant beaucoup de courage associé à un peu d'orgueuil, nous arriverons à le convaincre de tenter l'aventure. Franchement, avec des conditions pareilles, ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter. En plus, Manu a déjà mis les crampons... et l'arête est équipée. Donc, il n'y a pas à tergiverser, on y va!


Estelle est super motivée et ça me fait plaisir, en plus, pour elle, ce ne sera qu'une formalité puisqu'elle déjà parcourue cette arête en été, donc non équipée. Qui peut le plus peut le moins non?






















Suprise avant de prendre la benne, Franck nous rejoint et cela à de quoi rassurer tout le monde.




Ensuite, ça déroule. Franck nous fait faire vraiment un joli descriptif des sommets aux environs et s'occupe parfaitement bien de nous tous. Manu est super à l'aise après les quelques hésitations de la veille et hop, hop, le planter de bâtons est maîtrisé. Au niveau du refuge du Requin, le passage est bosselé mais en bonnes conditions. Pas ou peu de glace apparente, les crevasses commencent juste à s'ouvrir un peu.


Ensuite, nous partons à la recherche d'un bon rocher pour poser nos fesses et profiter de la vue tout en dégustant du sauc', de la charcutaille et tout ce qui est bon et bourré de calories. Franck nous quitte car le travail l'appelle et nous restons encore là un moment avant de repartir.
Allez, encore un petit effort Manu, on y est presque. Les escaliers pour rejoindre les oeufs se font sentir!







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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 22:42
15 Fevrier 2008

Claire Chazal nous a surpris: 500 m de goulotte, ça demande du temps

Partis pour faire un truc tranquillou samedi afin d'arriver tôt au refuge d'Argentière et faire une autre course dimanche tel était le plan du week-end.
Mais Claire Chazal nous a donné du fil à retordre. Non pas dans la difficulté qui reste modérée mais plutôt dans sa longueur.


Il faut dire qu'à trois, nous sommes par principe plus lents qu'à deux. Voisine de la Ravanel Frendo, nous nous attendions à une goulotte similaire quoique plus facile. Mais c'était sans compter sur le fait qu'il a fallu tirer des longueurs jusqu'au col.


La goulotte est assez jolie, pour ce qui est des conditions, c'est difficile à dire, car je ne sais pas comment elle est en temps normal. Mais globalement c'est assez sec car nous avons peut être posé une ou deux broches en tout et pout tout. Peu de glace, de la neige et des rochers jalonnent le parcours.




Ce qui est sympa à trois, c'est que l'on peut prendre des photos plus facilement, papoter aux relais.
Du coup, nous sommes arrivés tard aux sacs, presque à la nuit tombée, ce qui nous a obligé à skier encordé sur le glacier pour rejoindre le refuge d'Argentière.


Arriver de nuit en refuge présente aussi quelques avantages: La salle hors sac est pour nous. Et quelle veine, car le refuge est comble et certains alpinistes dorment par terre... !


Heureusement, une cordée bien matinale (qui partait à 22h00) nous a laissée le champ libre, ou plutôt le dortoir libre pour nous reposer. Car finalement, 500m de goulotte, ça fatigue!



Par Alice - Publié dans : Montagnes d'hiver
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Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 21:51
10 fevrier 2008


Goulotte Pelissier : Une pure merveille esthétique

En ce moment, pour pouvoir espérer avoir la première benne de l'aiguille du midi, il faut se pointer "largement" en avance. Si en plus de cela, j'ai pour premier de cordée Pierre, alors là, il faut carrément arriver avant même que Chamonix ne se réveille.

Pierre, à l'attaque de la goulotte
Rendez-vous 40 minutes avant la première benne c'est à dire à 7h30, mais à 7h10, Pierre est déjà là, sur le qui-vive et ne peut s'empêcher de faire sonner mon téléphone portable.
"T'es où, moi je suis au parking?"
"euh, je termine mon thé, je pars dans 5 minutes"
Tout porte à croire que je suis en retard, mais non.... mon timing est bon!

Dans le début de la goulotte
Bref, nous aurons la première benne sans souci bien que pleine. A peine sortis de cette dernière nous filons vers l'arête de neige et en quelques minutes nous sommes au pied de la goulotte. Personne ne pointe le bout de son piolet, pourvu que ça dure! Franck qui est avec ses clients, vient même nous faire un petit coucou, c'est sympa.

Première longueur, étonnement facile. Enfin, tout en restant derrière, je m'entends bien! Deuxième longueur, pareil. Mais que c'est beau. Je m'extasie à chaque relais de l'esthétisme de cette goulotte. Le cheminement à travers de fines lignes de glace est superbe et je prends beaucoup de plaisir à suivre Pierre tout en me demandant quand vont arriver les difficultés.

En plein dans le passage clé
Le passage le plus dur est vraiment dur.... autant dire que même la corde tendue à fond, je suis morte de trouille à l'idée de tomber. Le crampons droit se coince vaguement dans une fissure, le gauche prend appui sur une dalle...lisse... ou seules les aspérités servent de prises, enfin les piolets se posent déclicatement dans une étroite fissure terreuse peu engageante.


A la sortie du crux, une neige inconsistente
Si les photos pouvaient parler, elles diraient probablement, seeeec! Put***, je ne vais pas y arriver. Et pendant ce temps, Pierre glousse, s'exerce à prendre des photos histoire d'avoir une preuve de mon état de désespoir, même avec la corde tendue à bloc. Bref, je passe tant bien que mal et je félicite Pierre qui lui avait surmonté non sans peine l'obstacle peu de temps avant.
Je laisse Pierre à son trou puisqu'il a décidé de dormir par là et redescends la Vallée Blanche.

La chambre à coucher 4* de Pierre
Voilà ci-dessus le résultat de son travail, un merveilleux petit lit douillet pour la nuit. Pour dimanche, une belle journée de ski de randonnée dans le Beaufortain, pendant laquelle j'ai bien senti les courbatures dûes à la goulotte.
Par Alice - Publié dans : Montagnes d'hiver
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 22:10
3 fevrier 2008

Petite sortie prévue avec Armelle qui se terminera en micro sortie, car le vent nous a coupée dans notre élan

Col du Bonhomme, Col des Chasseurs, Col de la Cicle: demi tour, demi tour et demi tour

Mauvais choix et mauvais plan pour ce week-end. La météo annonçait un léger foehn, le terme pour le coup, nous a semblé très  très léger. La vidéo ci dessous est assez suggestive.


Parties de bonne heure pour la tête Nord des Fours, le vent nous a vite fait changer d'objectif.. Pas encore démotivées, nous décidons de nous diriger vers le Col des Chasseurs dont l'accès semble plus abrité.

En début de matinée, les premiers signes sont là
Trèves d'espoir, c'est aussi la catastrophe dans ce coin, alors encore une fois, c'est choux blanc. Le vent souffle vraiment et les rafales me destabilisent, les accumulations de neige semblent peu stables et là aussi nous décidons de faire demi-tour au vu du risque.

Armelle, luttant contre les bourrasques
Peu de temps après nous tentons vainement de nous motiver et de monter en direction du col de la Cicle, mais, la encore, le vent aura raison de notre motivation.

Même dans la tempête, les paysages restent magnifiques par ce temps.

Bref, la prochaine fois que le foehn est annoncé, je n'irai pas me balader par là, surtout quand je vois que c'était calme dans les Aravis....


Par Alice - Publié dans : Montagnes d'hiver
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 21:35
26 Janvier 2008

Ce week end, j'ai la visite de Niko qui descend de Paris pour venir faire de la rando. J'ai la pression car je crois qu'il a envie d'avaler du dénivelé...
Du coup, on se casse la tête pour trouver une sortie où l'on va trouver de la bonne neige, sans trop prendre de risque. C'est parti pour les quatres têtes même si le dénivellé est un peu en deça de nos prévisions.

Quatres têtes, 3 avalanches et 2 bières pour la journée

Nous arrivons au parking. Entre brume et nuages Départ plutôt tardif dans les nuages et la brume sur tout le trajet. Mais quel bonheur au moment d'arriver à Burzier que de dépasser la mer de nuages et de contempler le paysage qui s'offre à nous.

Depuis Burzier La moins bonne nouvelle c'est qu'il va falloir mettre les skis sur le dos, et ça ce n'était pas prévu. En plus, franchement, porter les skis à cette période de l'année, c'est un peu la loose quand même. Pourtant il m'avait semblé lire sur le site de C2C que l'on chaussait au parking.

Mont blanc et nuages depuis Burzier Et oui, effectivement, on chausse au niveau du parking quand on a un 4X4 qui permet d'accéder à un autre parking un poil plus haut. Bon, de toutes façons, ce n'était pas très important car nous n'avons pas porté plus de 10-15 minutes! Comme tout bons touristes que nous sommes, nous avons bêtement suivi des traces à travers une clairière sans vraiment regarder sur la carte. Heureusement nous nous rendons compte très vite de cette petite bévue et reprenons le droit chemin. Voilà notre objectif du jour: les 4 têtes Ce qui est bien quand on n'a pas vu quelqu'un depuis un moment c'est que l'on papote de tout de rien, des histoires du moment. Et du coup, le temps s'écoule à une incroyable vitesse. Nous sortons de la forêt pour découvrir le refuge d'Areu et les chalets presques intégralement recouverts de neige.

Niko en montant vers le col Je découvre depuis cet endroit le couloir qui descend du col de la Forclaz parcouru 2 semaines plus tôt et fais encore le constat suivant: il n'y a vraiment personne en montagne. Depuis les fêtes, sur des itinéraires dits classiques, ce ne sont que quelques skieurs que je croise. Mais où sont-ils? Que se passe-t-il?


Au niveu du col Quelques instants plus tard mes reflexions sur le niveau de fréquentation des skieurs sur des parcours classiques est interrompu. A côté du couloir, c'est une coulée qui se déclenche et ravine la pente. Là ou il y avait la neige, la terre est maintenant apparue.

Nous sommes au mois de Janvier, il n'est pas si tard (11h00) et nous assistons à une avalanche dite de printemps.... bizarre bizarre. Néanmoins, je me réjouis que nous ayons choisi un itinéraire majoritairement orienté Nord.

Le col est derrière nous, le sommet n'est plus loin Nous arrivons ensuite au col et au sommet des quatres têtes d'où l'on admire les sommets avoisinants. La Pointe Percée et Pointe des Carmélites juste à nos côtés; plus loin le Mont Blanc et le Cervin.

Pointe Percée et Pointe des Carmélites A la descente ce sont encore deux coulées que nous verrons partir, dont une qui est filmée par hasard (voir ci dessous). C'est impressionnant de voir à quelle vitesse cela peut aller! Alors, n'oubliez pas vos Arvas! Néanmoins, nous avons des super conditions: globalement de la bonne poudre jusqu'à la lisière de la forêt.

Pour nous remettre, rien ne vaut une bonne bière blanche accompagnée de sucreries et autres gâteaux avec tout plein de sucre!


 

 

Par Alice - Publié dans : Montagnes d'hiver
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 22:19
Decembre - Janvier 2008

Quand se succèdent les pannes internet, les oublis consécutifs d'appareil photo et  les clichés ratés pour cause de grimace... et bien je dois dire que je n'ai pas grand chose à mettre sous la dent.

Tournette, Pointe D'Areu, de Ressassat, Trou de la Mouche: Les sapins ne font pas la grimace

Néanmoins, de mes dernières sorties, j'ai pu tout de même garder quelques clichés qui me plaisent. Forcément, un sapin c'est toujours plus facile à prendre en photo qu'un compagnon de cordée qui gesticule, fait la mou, se tartine de crème etc...

Alors voilà en images, le résumé de quelques unes de mes dernières sorties.

Vers la pointe de Ressassat, vue sur le Mole Je crois que celle-ci, c'est ma préférée avec une vue sur le Môle et la mer de nuage.

En route pour la pointe d'Areu. Une bonne option quand le risque est élevé Ici, c'est en montant vers la pointe d'Areu. On ne cherche pas à faire du ski mais plutôt à sortir avec un risque d'avalanche marqué. Depuis cet endroit, il n'y a pas grand chose à craindre.

Dans la fôret. Un sapin Toujours le même jour mais plus tôt, je suis restée quelques instants à contempler ce halo de lumière que je trouve particulièrement esthétique.

Descente de la pointe de Ressassat Que l'on ne s'y trompe pas, ces jolies traces ne sont pas de moi.. normal puisque je prends la photo. Mais en tous cas, cette descente a été... mmmm.... mythique!

Chocard du haut de la Carmélite Par hasard, le chocard qui passe devant l'objectif. Il y a probablement une croute de fromage dans le coin. Du haut de la point des Carmélites, la vue est pas mal!

Au trou de la Mouche Ici, c'est aussi sympathique depuis le trou de la Mouche mais la descente ne fut pas aussi bonne. Une petite pensée pour Caroline avec qui j'étais ce jour là qui a des problèmes aux genoux suite à une mauvaise chute.

En route vers la pointe d'Areu Enfin, la montée dans la forêt pour aller à la Pointe d'Areu. Vous l'aurez compris, il y a de la neige... et il y a de quoi faire.
Par Alice - Publié dans : Montagnes d'hiver
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Dimanche 29 avril 2007 7 29 /04 /Avr /2007 19:36

29 Avril 2007

"Tu fais de la montagne"? "Oui"; "Tu as fait le Mont Blanc alors?": "ben non"; "alors tu ne fais pas de montagne..." Voici la question typique et la réponse que je donnais bien volontiers. Un beau syllogisme, mais à compter d'aujourd'hui, je peux me vanter de l'avoir fait... en skis!

Quel itinéraire choisir: l'arête du Dôme ou les Grands Mulets? Bah, les deux!

Samedi après midi, Nicolas et moi montons au refuge des Grands Mulets. Je souffre comme cela ne m'était pas arrivée depuis longtemps: je transpire comme un boeuf, vide au moins 1l 1/2 d'eau en une heure, m'arrête tous les 20 mètres pour reprendre mon souffle, bref, le moral n'est pas au top une fois là haut. Heureusement que l'accueil des gardiens est super et que nous nos assiettes sont bien remplies.

La Jonction

Dimanche: Lever 01h00 (je ne sais pas si j'ai vraiment dormi), à 02h00 nous avons les skis aux pieds. Nous nous dirigeons vers l'arête du Dôme: itinéraire plus long, plus technique mais beaucoup moins dangereux car il n'est pas exposé aux séracs. Vers 03h30-4h00 je crois nous faisons demi-tour: Il y a trop de vent sur l'arête et les rafales nous déséquilibrent. Mais on ne va pas en rester là tout de même! C'est décidé nous allons récupérer l'autre itinéraire même si cela ne m'enchante guère. Un peu stressée, nous avançons dans le noir et au fond de moi j'espère que ces maudits séracs ne vont pas troubler le silence qui domine. Même en ayant 2h00 ou 3h00 de retard nous rejoignons vite quelques cordées qui semblent égarées, tituber, du fait de leurs frontales qui balayent l'horizon irrégulièrement. Je leur souhaite bien du courage.

Lerver du jour sur l'aiguille du midi

Le jour pointe le bout de son nez, et l'aiguille du midi se détache du ciel. Le petit plateau et le grand plateau se succèdent mais je dois dire que je ne me souviens plus vraiment de cette portion étant probablement partie dans mes pensées.

Jeu d'ombre et de lumière après le grand plateau

Puis l'abri Vallot depuis lequel se dessine l'arête des Bosses. Nous decidons de porter les skis jusqu'au sommet afin de descendre la face nord. Les effets de l'altitude se font bien sentir, les efforts requis pour avancer augmentent et les mètres s'égrènent lentement sur le cadran de mon altimètre.

Nicolas à Vallot


Nous regardons trois skieurs s'engager dans la face nord, la neige semble dure. Dix minutes plus tard ...tatatatatatatatatatatata, un hélico arrive et survole cette zone pendant un bon moment avant de localiser l'accident. Une personne est évacuée, deux secouristes sont déposés, une autre personne est évacuée. Puis pendant une heure voir plus l'hélico tourne, s'en va, revient, dépose du matériel, récupère des skis, repart etc... Apparemment, c'est assez grave. Le troisième skieur est parti avec une plaque, il a été récupéré sans vie.

Sur l'arête des Bosses

 

Les secours arrivent

Nous ferons le sommet heureux mais sans l'exaltation habituelle et assez fatigués des 2500 m que nous venons d'encaisser. Nous sommes également offusqués par le comportement des skieurs qui continuent à descendre cette face tels des moutons de Panurge. Mais que cherchent-ils donc? A empêcher les secouristes de faire leur travail, à exposer leur vie ou alors à voir de plus près à quoi ressemble un accident en montagne!??

 

Face Nord du Mont Blanc


Si nous n'avions pas fait demi-tour sur l'arête du Dôme, nous aurions probablement été à la même heure dans cette face. De quoi réfléchir non?


Par Alice - Publié dans : Montagnes d'hiver
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